Children of ISKCON v. ISKCON : les actions en justice pour maltraitance dans les gurukulas
- Période
- 2000–2005
- Lieux
- Gurukula de Dallas (TKG Academy), New Vrindaban, Gurukula de Vrindavan, Gurukula de Mayapur (Bhaktivedanta Academy)
- Personnes impliquées
- 9
Enregistré dans cette affaire
3 entrées — 1 reconnaissance des faits, 1 accord amiable, 1 action en justice.
Dernière relecture :Résumé
En 2000, d’anciens élèves des internats d’ISKCON ont poursuivi en justice ISKCON, ses entités juridiques de temples, les exécuteurs testamentaires de la succession de Prabhupada ainsi que des membres actuels et anciens de sa Commission du Conseil directeur (GBC) pour les maltraitances subies dans ces écoles de 1972 à 1990. L’action fédérale pour racket (racketeering) a été rejetée en 2001 sans qu’aucune décision ne soit rendue sur les maltraitances ; les demandes ont été réintroduites devant un tribunal de l’État du Texas et, en 2002, onze temples et sociétés d’ISKCON se sont placés sous la protection du Chapter 11 [procédure de réorganisation prévue par la loi américaine sur les faillites]. Leurs plans de réorganisation ont réglé les réclamations en 2005 par la création d’un fonds de 9,5 millions de dollars destiné aux anciens élèves, et ISKCON a présenté ses excuses.
Contexte. ISKCON a ouvert son premier internat (gurukula) à Dallas au début des années 1970 ; en 1978, il y en avait onze en Amérique du Nord, et ISKCON dirigeait des écoles de garçons à Vrindavan et à Mayapur, en Inde, où de nombreux enfants américains ont été envoyés. En octobre 1998, la revue officielle d’ISKCON a publié une étude du sociologue E. Burke Rochford Jr. et un article de Bharata Shrestha Das documentant des maltraitances physiques et émotionnelles et des abus sexuels, tous répandus dans ces écoles dans les années 1970 et 1980. La presse y a vu une révélation d’une franchise inhabituelle (The New York Times, AP et Religion News Service, octobre 1998). Ces faits sont exposés dans l’entrée consacrée à l’accusation visant ISKCON.
L’action fédérale (2000-2001). Le 12 juin 2000, l’avocat de Dallas Windle Turley a introduit l’affaire Children of ISKCON et al. v. ISKCON et al. devant l’US District Court for the Northern District of Texas [tribunal fédéral de district du district nord du Texas] (n° 3:00-cv-01254) au nom de 44 anciens élèves, en réclamant 400 millions de dollars en vertu de la loi fédérale contre le racket (RICO) et du droit de l’État. Les demandeurs ne sont pas nommés sur ce site. Les défendeurs étaient ISKCON, environ 15 sociétés liées à ISKCON, six hommes en qualité d’exécuteurs testamentaires de la succession de Prabhupada, ainsi que des membres actuels ou anciens du GBC : 17 selon le décompte de l’AP et de Hinduism Today, 18 d’après la liste de la requête introductive d’instance elle-même, qui nomme aussi le président du GBC. La requête alléguait des maltraitances commises « principalement entre les années 1972 et 1990 », les plus graves dans les écoles de Dallas, New Vrindaban, Los Angeles, Seattle, Port Royal (Pennsylvanie), Lake Huntington (État de New York), Vrindavan et Mayapur. Elle affirmait que le GBC dirigeait le système scolaire, avait connaissance des maltraitances et les avait dissimulées. Le 15 juin 2000, à la requête des demandeurs, le tribunal a ordonné à tous les défendeurs nommés « de ne détruire, jeter ou altérer aucun document ou dossier » susceptible d’être pertinent pour l’action, et d’enjoindre à « toutes sociétés affiliées, personnes, mandataires ou autres parties placés sous leur influence ou leur contrôle » d’en faire autant (Doc. 4).
Les défendeurs membres du GBC étaient désignés par leur nom civil ; la requête donnait leurs noms de dévots : Atreya Rsi, Bhavananda, Bali Mardan, Rupanuga, Ravindra Svarupa Das (alors président du GBC), Bhagavan, Bhakti Tirtha Swami, Satsvarupa, Mukunda Goswami, Kirtanananda, Panca Dravida Swami, Tamal Krishna Goswami, Jagadish, Gopal Krishna Goswami, Hansadutta, Balavanta, Hridayananda das Goswami et Brahmananda. Le fait d’être cité comme défendeur pour avoir siégé au GBC ne constitue ni une conclusion, ni même une allégation, selon laquelle la personne aurait maltraité un enfant. The Sunday Age a rapporté que l’action ne contenait « aucune insinuation » selon laquelle Bhavananda aurait été personnellement impliqué, et que Bhavananda avait laissé entendre que l’affaire avait été « grossie hors de toute proportion ».
La plupart des défendeurs individuels n’ont jamais reçu signification de la requête. Le 28 septembre 2001, le juge Sam A. Lindsay a rejeté définitivement, avec autorité de la chose jugée (with prejudice), les demandes fondées sur la loi RICO, au motif que les anciens élèves n’avaient pas allégué d’atteinte à leurs « activités ou biens », comme l’exige la loi RICO. Il a refusé d’exercer sa compétence sur les demandes fondées sur le droit de l’État et les a rejetées sans préjudice d’une nouvelle action (without prejudice), et il a écarté de l’instance les défendeurs auxquels la requête n’avait pas été signifiée. L’ordonnance ne contenait aucune conclusion sur les maltraitances. Les derniers défendeurs, Kirtanananda Swami (Keith Ham) et Hridayananda Das Goswami (Howard Resnick), ont été écartés de l’instance sans préjudice d’une nouvelle action le 28 novembre 2001 (Doc. 135 et 137).
L’action devant le tribunal de l’État (2001). Le 25 octobre 2001, Turley a réintroduit les demandes devant la District Court of Dallas County [tribunal de district du comté de Dallas], au Texas (192e district judiciaire, n° 01-09282), au nom de 91 anciens élèves. La requête est hébergée sur ce site, les noms des demandeurs ayant été supprimés. Elle citait ISKCON, 20 sociétés liées à ISKCON (dont New Vrindaban Community, Inc.), les exécuteurs testamentaires de la succession et 20 membres actuels ou anciens du GBC. Outre les personnes citées en 2000, elle citait Bir Krishna Das Goswami (Bruce Jacobs), décrit comme « actuel chargé de mission spéciale pour le GBC », ainsi que le président du GBC, John Patane, que Nori Muster identifie comme étant Ramai Swami.
Faillite et accord amiable (2002-2005). À partir de février 2002, onze temples d’ISKCON et sociétés liées se sont placés sous la protection du Chapter 11 [procédure de réorganisation prévue par la loi américaine sur les faillites] (procédures administrées conjointement devant l’US Bankruptcy Court for the Central District of California et l’US Bankruptcy Court for the Northern District of West Virginia [tribunaux fédéraux des faillites du district central de Californie et du district nord de Virginie-Occidentale]) : six en Californie, dont les temples de Los Angeles et de San Diego, ISKCON Television et le Bhaktivedanta Book Trust International, et cinq en Virginie-Occidentale, dont New Vrindaban Community. Cette procédure a interrompu l’action en justice. ISKCON a déclaré que l’action « menace de mettre fin à toute une religion » et que la faillite permettrait de constituer un fonds d’indemnisation équitable ; l’AP a rapporté que les temples engageaient cette procédure « pour éviter d’être poursuivis en justice » (AP ; BBC Radio 4 ; communiqué de presse d’ISKCON). En 2003, les débiteurs ont publié des annonces invitant toute personne ayant subi des maltraitances dans les écoles d’ISKCON à présenter une réclamation. Le Los Angeles Times a rapporté que l’avocat d’ISKCON avait déclaré que « bien plus de » 2 000 à 3 000 enfants étaient passés par ces écoles.
Les tribunaux des faillites de Virginie-Occidentale (16 mai 2005) et de Californie (23 mai 2005) ont homologué les plans de réorganisation. Ces plans ont créé un fonds de 9,5 millions de dollars, prévoyant des versements d’environ 2 500 à 50 000 dollars chacun, pour les demandeurs et environ 450 autres anciens élèves qui s’étaient manifestés dans le cadre de la faillite. Des sommes supplémentaires dépendaient de réclamations contre les assureurs. Le porte-parole d’ISKCON, Anuttama Dasa, a déclaré : « En tant que dirigeants, il était de notre responsabilité de garantir la sécurité de nos enfants. Nous avons failli envers eux, et nous en sommes vraiment désolés. » Le Los Angeles Times a dénombré 535 anciens élèves parties à l’accord. Selon la chronologie de Nori Muster, Turley a annoncé en novembre 2008 que toutes les réclamations contre les entités d’ISKCON et leurs assureurs avaient été réglées par un accord, pour un total de 15 millions de dollars, honoraires d’avocats compris ; ce chiffre n’a pas été confirmé par ailleurs.
Les affaires de Virginie-Occidentale. L’affaire principale en Virginie-Occidentale était In re JAGA, Inc. (Bankr. N.D. W.Va. No. 5:02-bk-51295, introduite le 16 avril 2002), administrée conjointement avec les affaires des autres sociétés de New Vrindaban, dont New Vrindaban Community, Inc. (No. 5:02-bk-51699, close en mars 2009). Selon la copie du registre des actes de procédure disponible sur RECAP, l’affaire principale a été close en mai 2011, rouverte le 8 avril 2024, puis rejetée le 14 avril 2025 et close deux jours plus tard. Les raisons de sa réouverture ne sont pas connues : aucun des actes de procédure de 2024-2025 n’est librement accessible. Un propriétaire foncier a également contesté le plan au sujet des 132 acres que les sociétés de New Vrindaban détenaient en vertu d’un accord de 99 ans conclu en 1968 (voir New Vrindaban) ; en juillet 2006, le tribunal de district a renvoyé ce litige devant le tribunal des faillites (Rose v. JAGA, Inc., hébergé sur ce site).
Chronologie
La période de l’affaire, chaque changement de statut des accusations qu’elle comprend, ainsi que la fondation et la fermeture de ses lieux.
- 1968
- Fondation1968 New Vrindaban
- 1976
- Fondation1976 Gurukula de Vrindavan
- 1991
- Allégation documentéemars 1991 Kirtanananda Swami Inaction présumée face aux maltraitances à l’école de New Vrindaban Lors de son procès fédéral de 1991, « plusieurs témoins ont déclaré, pendant deux jours, que des chefs d’établissement, des enseignants et des surveillants de l’école de la communauté avaient agressé sexuellement certains des enfants », avec des témoignages selon lesquels il en avait connaissance mais n’avait pris aucune mesure (Fourth Circuit [cour d’appel fédérale du quatrième circuit]). La cour d’appel a jugé ces éléments de preuve indûment préjudiciables et n’a rendu aucune conclusion à leur sujet.
- 1998
- Faits reconnusoctobre 1998 International Society for Krishna Consciousness (ISKCON) Maltraitances physiques et émotionnelles et abus sexuels sur des enfants dans les internats d’ISKCON (années 1970-1980) La revue officielle d’ISKCON, l’ISKCON Communications Journal, a publié deux articles, l’un du sociologue E. Burke Rochford Jr., l’autre de Bharata Shrestha Das, décrivant en détail des maltraitances physiques et émotionnelles et des abus sexuels généralisés dans les internats d’ISKCON aux États-Unis et en Inde dans les années 1970 et 1980. Bharata Shrestha Das a écrit que les auteurs des faits n’étaient « autres que les enseignants, les responsables d’ashram, les administrateurs et, dans certains cas, même des sannyasis (moines) et des gurus d’ISKCON » (RNS). Le directeur des communications d’ISKCON pour l’Amérique du Nord, Anuttama Dasa, a déclaré à l’AP : « Nous voulons que les gens prennent conscience de l’ampleur du problème… La première étape consiste à tout mettre sur la table et à tout faire pour réparer les erreurs du passé. »
- 2000
- Période de l’affaire2000–2005 Children of ISKCON v. ISKCON : les actions en justice pour maltraitance dans les gurukulas
- Action en justice intentée12 juin 2000 International Society for Krishna Consciousness (ISKCON) Négligence et dissimulation de maltraitances d’enfants dans les internats d’ISKCON (Children of ISKCON v. ISKCON) Action fédérale (demandes fondées sur la loi RICO [loi fédérale américaine contre le crime organisé] et sur le droit des États), US District Court [tribunal fédéral de district], N.D. Texas, Dallas, n° 3:00-cv-01254, intentée par 44 anciens élèves, qui réclamaient 400 millions de dollars à ISKCON, à des sociétés liées à ISKCON, à 17 membres actuels ou anciens du GBC et aux exécuteurs testamentaires de la succession de Prabhupada. La requête alléguait la négligence, le manquement à l’obligation fiduciaire, ainsi qu’un complot (conspiracy) et la dissimulation frauduleuse des maltraitances par ISKCON par l’intermédiaire de son GBC. Les allégations de la requête n’ont jamais été examinées contradictoirement lors d’un procès.
- Action en justice intentée12 juin 2000 Kirtanananda Swami Inaction présumée face aux maltraitances à l’école de New Vrindaban Cité comme défendeur à titre individuel, en tant qu’ancien membre du GBC, dans une action fédérale de 400 millions de dollars fondée sur la loi RICO [loi fédérale américaine contre le crime organisé], intentée par d’anciens élèves des gurukulas d’ISKCON. Les allégations de la requête introductive d’instance n’ont pas été examinées contradictoirement.
- 2001
- Rejet28 sept. 2001 International Society for Krishna Consciousness (ISKCON) Négligence et dissimulation de maltraitances d’enfants dans les internats d’ISKCON (Children of ISKCON v. ISKCON) Le juge Sam A. Lindsay a rejeté définitivement (with prejudice) les demandes fondées sur la loi fédérale RICO, au motif que les demandeurs n’avaient pas allégué d’atteinte à leurs « affaires ou biens », comme l’exige la loi RICO. Il a refusé d’exercer sa compétence sur les demandes fondées sur le droit des États (négligence et autres), qui ont été rejetées sans préjudice d’une nouvelle action, et a rejeté sans préjudice les demandes visant les défendeurs auxquels l’acte n’avait pas été signifié. L’ordonnance n’a rendu aucune conclusion sur les maltraitances. Les demandes visant les derniers défendeurs ont été rejetées le 28 novembre 2001.
- Action en justice intentée25 oct. 2001 International Society for Krishna Consciousness (ISKCON) Négligence et dissimulation de maltraitances d’enfants dans les internats d’ISKCON (Children of ISKCON v. ISKCON) Action réintroduite devant la justice de l’État du Texas : requête initiale des demandeurs (Plaintiffs' Original Petition), District Court of Dallas County [tribunal de district du comté de Dallas], 192e district judiciaire, n° 01-09282, au nom de 91 anciens élèves (94 en février 2002, selon l’AP), contre ISKCON, 20 sociétés liées à ISKCON, les exécuteurs testamentaires de la succession de Prabhupada et 20 membres actuels ou anciens du GBC. En février 2002, onze temples d’ISKCON et sociétés liées de Californie et de Virginie-Occidentale se sont placés sous la protection du Chapter 11 [procédure de réorganisation prévue par la loi américaine sur les faillites], ce qui a arrêté l’action.
- Action en justice intentée25 oct. 2001 Kirtanananda Swami Inaction présumée face aux maltraitances à l’école de New Vrindaban Cité comme défendeur (sous le nom de Keith Ham) dans la requête déposée par les demandeurs devant un tribunal d’État du comté de Dallas, après le rejet de l’action fédérale. Les allégations de cette requête n’ont pas été examinées contradictoirement.
- 2005
- Faits reconnus23 mai 2005 International Society for Krishna Consciousness (ISKCON) Maltraitances physiques et émotionnelles et abus sexuels sur des enfants dans les internats d’ISKCON (années 1970-1980) Lorsque le tribunal des faillites a homologué le plan de règlement, Anuttama Dasa, membre du GBC et directeur des communications d’ISKCON, a déclaré : « En tant que dirigeants, il était de notre responsabilité d’assurer la sécurité de nos enfants. Nous avons failli envers eux, et nous en sommes vraiment désolés. Il est déchirant que nombre de nos enfants aient été maltraités. Au nom de toute notre société, je présente mes excuses à ces jeunes gens. »
- Accord amiable23 mai 2005 International Society for Krishna Consciousness (ISKCON) Négligence et dissimulation de maltraitances d’enfants dans les internats d’ISKCON (Children of ISKCON v. ISKCON) Les tribunaux fédéraux des faillites (US Bankruptcy Court) du district nord de la Virginie-Occidentale (16 mai 2005) et du district central de la Californie (23 mai 2005) ont homologué les plans de réorganisation des temples débiteurs au titre du Chapter 11. Les plans prévoyaient 9,5 millions de dollars d’indemnisation pour les anciens élèves, y compris environ 450 réclamants qui ne s’étaient pas joints à l’action, à raison d’environ 2 500 à 50 000 dollars chacun, à verser d’ici 2011. Le porte-parole d’ISKCON a présenté des excuses au nom de la Société.
Personnes impliquées
9Toutes les personnes nommées dans cette affaire, avec leur rôle et le statut actuel de ce qui leur est reproché. Les personnes mises hors de cause sont mentionnées par souci d’équité.
- DéfendeurAccord amiableNégligence et dissimulation de maltraitances d’enfants dans les internats d’ISKCON (Children of ISKCON v. ISKCON)Principal défendeur (« ISKCON, nom commercial de The International Society for Krishna Consciousness ») dans la requête introductive d’instance fédérale de 2000 et dans la requête initiale de 2001 devant le tribunal de l’ÉtatMis en causeFaits reconnusMaltraitances physiques et émotionnelles et abus sexuels sur des enfants dans les internats d’ISKCON (années 1970-1980)A reconnu les maltraitances en 1998 et présenté ses excuses en 2005
- DéfendeurAction en justice intentéeInaction présumée face aux maltraitances à l’école de New VrindabanCité à titre individuel (sous le nom de Keith Ham, « Kirtanananda »), en tant que membre du GBC de 1975 à 1986, dans la requête introductive d’instance de 2000 et dans la requête initiale de 2001. Il a assuré lui-même sa défense dans l’affaire fédérale ; les demandes le visant y ont été rejetées sans préjudice d’une nouvelle action le 28 novembre 2001, après que les demandeurs eurent indiqué qu’ils ne les poursuivraient pas devant ce tribunal
- DéfendeurCité (sous le nom de Howard Resnick) à titre individuel, en tant que membre du GBC de 1975 à 1999 et en tant qu’exécuteur testamentaire de la succession de Prabhupada, dans la requête introductive d’instance de 2000 et dans la requête initiale de 2001. La requête ne lui a jamais été valablement signifiée dans l’affaire fédérale, et il a été écarté de cette instance le 28 novembre 2001 par un rejet sans préjudice d’une nouvelle action. Le fait d’être cité en tant que membre du GBC ne constitue pas une allégation selon laquelle il aurait commis des maltraitances sur qui que ce soit
- DéfendeurCité (sous le nom de Charles Bacis), en tant que membre du GBC de 1978 à 1987, dans la requête introductive d’instance de 2000 et dans la requête initiale de 2001 ; la requête ne lui a jamais été signifiée dans l’affaire fédérale (ordonnance du 28 septembre 2001, Doc. 135, p. 14). The Sunday Age a rapporté que rien dans l’action en justice ne laissait entendre qu’il ait été personnellement impliqué. Par ailleurs, le bureau de protection de l’enfance d’ISKCON a conclu en juillet 2000 qu’il avait maltraité des enfants (voir sa fiche)
- DéfendeurCité (sous le nom de Hans Kary), en tant que membre du GBC de 1975 à 1984, dans la requête introductive d’instance de 2000 et dans la requête initiale de 2001 ; la requête ne lui a jamais été signifiée dans l’affaire fédérale (ordonnance du 28 septembre 2001, Doc. 135, p. 14). Cité en tant qu’ancien membre du GBC, et non pour un quelconque acte de sa part
- DéfendeurCité (sous le nom de Steven Goreyno, alias Steven Guarino), en tant que membre du GBC de 1975 à 1987, dans la requête introductive d’instance de 2000 ; la requête ne lui a jamais été signifiée dans l’affaire fédérale (ordonnance du 28 septembre 2001, Doc. 135). Cité en tant qu’ancien membre du GBC, et non pour un quelconque acte de sa part
- DéfendeurCité (sous le nom de Bruce Jacobs, « Bir Hrihna Goswami ») uniquement dans la requête initiale de 2001 devant le tribunal de l’État, en tant qu’« actuel chargé de mission spéciale pour le GBC ». Cité pour sa fonction au GBC, et non pour un quelconque acte de sa part
- DéfendeurUn « Robert Grant » a été cité en tant qu’exécuteur testamentaire de la succession de Prabhupada (et non à titre individuel) dans la requête introductive d’instance de 2000 et dans la requête initiale de 2001, et la requête ne lui a jamais été signifiée dans l’affaire fédérale (ordonnance du 28 septembre 2001, Doc. 135, p. 14). Nori Muster l’identifie comme étant Ramesvara, dont le nom civil est Robert Grant
- DéfendeurCité (sous le nom de Gopal Khanna) à titre individuel, en tant que membre du GBC de 1975 à 1999 et en tant qu’exécuteur testamentaire de la succession de Prabhupada, dans la requête introductive d’instance de 2000 et dans la requête initiale de 2001 ; la requête ne lui a jamais été signifiée dans l’affaire fédérale (ordonnance du 28 septembre 2001, Doc. 135). Cité pour sa fonction au GBC, et non pour un quelconque acte de sa part
Personnes touchées
Personnes touchées : 1 · décès : 0- Anciens élèves des internats d’ISKCON ayant présenté des réclamations, 1972–1990Anciens élèves qui ont poursuivi ISKCON en justice pour des maltraitances dans ses internats, qui auraient eu lieu principalement entre 1972 et 1990 : 44 devant la justice fédérale en 2000 et 91 devant la justice de l’État du Texas en 2001. L’accord conclu en 2005 dans le cadre de la faillite les a indemnisés, ainsi qu’environ 450 autres anciens élèves qui s’étaient fait connaître. A subi des violences.
Documents
5Sources
32- [1]Requête introductive d’instance des demandeurs (Plaintiffs' Original Complaint) (Doc. 1), Children of ISKCON et al. v. ISKCON et al., n° 3:00-cv-01254 (N.D. Tex.), déposée le 12 juin 2000, 12 juin 2000 (document)
- [2]Ordonnance interdisant la destruction ou l’altération de preuves (Order Prohibiting Destruction or Spoliation of Evidence) (Doc. 4), Children of ISKCON et al. v. ISKCON et al., n° 3:00-cv-01254 (N.D. Tex.), signée et enregistrée le 15 juin 2000, 15 juin 2000 (document)
- [3]Requête initiale des demandeurs (Plaintiffs' Original Petition), Children of ISKCON et al. v. ISKCON et al., District Court of Dallas County, Texas [tribunal de district du comté de Dallas, Texas], 192e district judiciaire, n° 01-09282, 25 oct. 2001 (document)
- [4]US District Court, N.D. Texas, Children of ISKCON v. ISKCON, No. 3:00-cv-01254-L (N.D. Tex.) — registre des actes de procédure (docket) ; affaire introduite le 12 juin 2000, close le 28 novembre 2001 ; consulté via CourtListener RECAP, 28 nov. 2001
- [5]Ordonnance (Doc. 135) faisant droit aux requêtes en rejet (motions to dismiss), Children of ISKCON et al. v. ISKCON et al., n° 3:00-CV-1254-L (N.D. Tex.), 28 septembre 2001, 28 sept. 2001 (document)
- [6]US District Court, N.D. Texas, Children of ISKCON et al. v. ISKCON et al., No. 3:00-cv-01254 — ordonnance (Doc. 137) rejetant sans préjudice d’une nouvelle action les demandes visant les derniers défendeurs, Keith Ham, Howard Resnick et Does 1–30, accompagnée de la lettre du conseil des demandeurs du 21 novembre 2001 (juge Sam A. Lindsay) ; consultée via CourtListener RECAP, 28 nov. 2001
- [7]Notice of Deadline for Asserting Claims — avis relatif aux réclamations dans la procédure de faillite, publié par les débiteurs d’ISKCON ; 30 juin 2003 ; In re International Society for Krishna Consciousness of California, Inc. et al., US Bankruptcy Court [tribunal fédéral des faillites], C.D. Cal., San Fernando Valley Division, Bk No. SV 02-13532-AG (procédures administrées conjointement), et In re International Society for Krishna Consciousness of West Virginia, Inc. et al., US Bankruptcy Court, N.D. W.Va., Bk No. 02-51295 ; texte reproduit dans la documentation de Nori Muster sur l’action en justice, avril 2003
- [8]The New York Times, Hare Krishna Faith Details Past Abuse at Boarding Schools (Laurie Goodstein) — p. 1 ; à la une ; reprise notamment sous le titre « Le mouvement Hare Krishna reconnaît des maltraitances d’enfants », Rutland Daily Herald, 9 octobre 1998, p. 9 ; copie ressaisie dans les archives de Nori Muster, 9 oct. 1998
- [9]Associated Press, Report details Hare Krishna child abuse (Julia Lieblich) — publiée le 10 octobre 1998 notamment dans le Longview News-Journal, p. 3B, le Hartford Courant, p. A11, et le St. Petersburg Times, p. 3A ; copie ressaisie dans les archives de Nori Muster, 9 oct. 1998
- [10]Religion News Service, Hare Krishnas lift the lid on history of child abuse (Ira Rifkin) — reproduite dans le Fort Worth Star-Telegram, 17 octobre 1998, p. 3F ; copie ressaisie dans les archives de Nori Muster, 8 oct. 1998
- [11]Associated Press, Ex-Hare Krishna students sue over alleged torture (Susan Parrott) — Buffalo News, 13 juin 2000, p. A-7 ; San Francisco Examiner, 13 juin 2000, p. A-15, sous le titre « Des maltraitances d’enfants alléguées dans des écoles Krishna » ; copie ressaisie dans les archives de Nori Muster, 13 juin 2000
- [12]The Daily Telegraph (London), Girls 'raped at Hare Krishna schools' (Ben Fenton) — copie ressaisie dans les archives de Nori Muster, 14 juin 2000
- [13]The Sunday Age (Melbourne), Hare Krishna gurus named in child sex-abuse lawsuit (Martin Daly) — p. 1, suite p. 16 ; copie ressaisie dans les archives de Nori Muster, 18 juin 2000
- [14]Hinduism Today, Abused Kids Fight Back, septembre 2000
- [15]Hindu Press International (Hinduism Today), $400 Million Suit Against Hare Krishnas Dismissed, 5 oct. 2001
- [16]Associated Press, Hare Krishnas to declare bankruptcy (Stephen Manning) — Lancaster Eagle-Gazette, 7 février 2002, p. 5A ; The Star Democrat, Easton, Md., 7 février 2002, p. 5A, sous le titre « Les Hare Krishna vont se déclarer en faillite » ; Kennebec Journal, 8 février 2002, p. C8, sous le titre « Des congrégations Hare Krishna demandent la faillite » ; copie ressaisie dans les archives de Nori Muster, 6 févr. 2002
- [17]Herald News, Hare Krishna goes for broke over lawsuit — p. A9 ; Religion News Service ; coupure de presse, 8 févr. 2002
- [18]BBC Radio 4, Sunday (Stephen Perry) — reportage sur le plan d’ISKCON au titre du Chapter 11 ; transcription dans les archives de Nori Muster, 10 févr. 2002
- [19]ISKCON Communications, $400 Million Suit Against Hare Krishna Dismissed (Anuttama Dasa, David Liberman) — communiqué de presse ; reproduit dans la documentation de Nori Muster sur l’action en justice, 2 oct. 2001
- [20]ISKCON Communications — Communiqué de presse sur le placement de temples d’ISKCON sous la protection du Chapter 11 (Anuttama Dasa ; reproduit dans la documentation de Nori Muster sur l’action en justice), février 2002
- [21]Hindu Press International (Hinduism Today), Krishnas' Honesty In Scandal Could Prove Costly, 6 juil. 2002
- [22]My Generation (AARP), ISKCON—Shattered by Abuse of Children in Gurukuls (Amy Engeler) — copie ressaisie dans les archives de Nori Muster, juillet 2002
- [23]Los Angeles Times, Krishna temples urge victims of abuse to make formal claim (Larry B. Stammer) — copie ressaisie dans les archives de Nori Muster, 30 avr. 2003
- [24]ISKCON Communications, Courts Confirm Hare Krishna Chapter 11 Reorganization: Religious Society Apologizes to Victims of Child Abuse (Anuttama Dasa) — communiqué de presse ; reproduit dans la documentation de Nori Muster sur l’action en justice, 23 mai 2005
- [25]Hindu Press International (Hinduism Today), ISKCON Child Abuse Lawsuit Settled for US$9.5 Million, 26 mai 2005
- [26]Associated Press, Bankruptcy reorganization plan for Hare Krishna temples approved — mis en ligne le 1er juin 2005 ; copie ressaisie dans les archives de Nori Muster, 1 juin 2005
- [27]Los Angeles Times, Krishnas Closing the Books on Abuse Scandal (Hector Becerra) — copie ressaisie dans les archives de Nori Muster, 26 juin 2005
- [28]US Bankruptcy Court, N.D. West Virginia, In re JAGA, Inc. and Cathedral of Healing, Inc., No. 5:02-bk-51295 (Bankr. N.D. W.Va.) — registre des actes de procédure (docket) ; affaire principale, administrée conjointement ; introduite le 16 avril 2002 ; consulté via CourtListener RECAP
- [29]US Bankruptcy Court, N.D. West Virginia, In re New Vrindaban Community, Inc., No. 5:02-bk-51699 (Bankr. N.D. W.Va.) — en-tête du registre des actes de procédure (docket) ; affaire introduite le 23 mai 2002, close le 31 mars 2009 ; consulté via CourtListener RECAP
- [30]Rose v. JAGA, Inc. et al., Civil Action No. 5:05CV166 (N.D. W.Va.), appel dans la procédure de faillite n° 02-51295 : décision motivée et ordonnance (Memorandum Opinion and Order) annulant en partie le jugement sommaire et renvoyant l’affaire devant la juridiction inférieure (25 juillet 2006, Doc. 8), 25 juil. 2006 (document)
- [31]surrealist.org, Children of ISKCON vs. ISKCON Timeline (Nori Muster) — avec « Personnes citées comme défendeurs dans Children of ISKCON vs. ISKCON : que sont-elles devenues ? », mars 2016
- [32]surrealist.org, Children of ISKCON vs. ISKCON: Timeline Documentation (Nori Muster)